Un article intéressant de Jchiam sur http://www.developpementdurable.com

Le voyage d’un vêtements de rebut des pays développés

On connait bien les noms des associations caritatives auxquelles on fait des dons de vêtements : La Croix Rouge, l’Armée du Salut et ainsi de suite. Mais avez-vous jamais pensé ce qui se passerait ensuite? Qui aurait envie de porter la mode de printemps dernier. Les défavorisés peut-être ?

Cette industrie fait tellement recettes qu’elle est devenue toute une institution pour donner une deuxième vie aux vêtements de seconde main. De Dar es Salam, les vêtements sont dispersés à l’intérieur du continent pour d’autres marchés en plus. Le commerce de ces « mitumba » fournit beaucoup d’emploi dans les pays où ils se vendent.

Dans le monde d’aujourd’hui où on ne porte habituellement une chemise que quelques fois, c’est les pays en voie de développement qui accueillissent les rebuts. Le « mitumba », c’est une véritable forme de recyclage qui évite encore des fabrications. Pourtant, il y a des critiques qui disent que les « mitumba » menacent les fabricants textiles locaux qui ne peuvent entrer en compétition. En outre, une grande part des fringues sont souvent soit flambants neuves soit guère usées. Il reste toujours un gaspillage honteux de matières premières des pays développés. Au-lieu de suivre à l’aveuglette les tendances éphémères de chaque saison, peut-être on pourrait se raisonner et ralentir l’allure de production. Ce faisant, on ne se culpabiliserait pas chaque fois qu’on nettoie nos penderies!

Une grande partie des fringues données apparaissent souvent en Afrique où ils entrent dans des marchés du vêtement à nouveau. Il pourrait vous étonner de savoir que vos tenues indésirables ne soient pas données gratuitement aux pauvres. En revanche elles deviennent régulièrement des marchandises pour de petits entrepreneurs africains. Les vêtements arrivent en bateau au port de Dar es Salam en Tanzanie qui est un des centres principaux pour ce commerce où des vendeurs achètent des « mitumba » (paquet en swahili) à un prix bas pour en revendre à la population locale tout à l’heure. Chaque « mitumba » est comme un pari pour les vendeurs dont les profits varient d’un paquet à l’autre selon les contenus. Certains contiennent des trésors et d’autres sont nuls. Quand un nouveau paquet est ouvert dans un étal à Dar es Salam, une foule s’y rassemble autour en espérant dénicher des pièces d’exception. Les Tanzaniens savent reconnaitre la bonne qualité aussi bien qu’un bon nombre de marques connues.

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